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Musique-sorties

titrePigalle, le mythe alternatif

Pionnier de la musique alternative française, François Hadji-Lazaro a lancé des groupes comme la Mano Negra, Bérurier Noir, des artistes comme Manu Chao. Après une parenthèse d’onze ans sans son groupe Pigalle, il sort l’album « Neuf et occasion » et repart sur les routes avec ses compagnons. Il joue au Botanique le 11 février. Rencontre avec un musicien, et acteur, inclassable, une gueule d’atmosphère.



Culture & Dépendances: Neuf et occasion, c’est une manière de s’appuyer sur les bases pour prendre une nouvelle impulsion ?
François Hadji-Lazaro: Comme ça faisait presque 11 ans qu’on avait pas joué, je n’avais pas envie de jouer une compil classique comme font souvent les groupes. Il s’est avéré aussi qu’une nouvelle génération est apparue que ce soit les petits frères les petites sœurs voire les enfants de ceux qui étaient là avant donc c’était un peu une façon de ne pas faire une compilation et en même temps ça s’est fait assez vite donc il n’était pas question de faire un nouvel album. C’était l’occasion de faire quelque chose qui n’a pas été souvent fait, en l’occurrence ce mélange de vieux et de neuf.

C&D: Ca se passe comment pour l’instant, vous êtes heureux ?
F. H.J.: Oui parce que c’était un gros point d’interrogation quand on a pris cette décision de reformer Pigalle on aurait pu non seulement ne pas toucher un nouveau public mais aurait pu perdre l’ancien public. Et puis il s’avère que malgré une situation en France, je suppose qu’en Belgique c’est pareil, aussi catastrophique au niveau concert que disque, ça se passe très bien puisqu’on ne devait faire que quelques festivals, s’arrêter en septembre dernier et en fait on va tourner jusqu’au mois de mai et encore c’est moi qui ai refusé de refaire des festivals cet été.

C&D: Découvrir avec la scène une nouvelle génération, qu’est-ce que cela suscite en vous ?
F. H.J.: Disons qu’il y a deux choses. On est contents c’est la preuve qu’on fait des choses qui ont une certaine intemporalité. Et puis une autre qui est moins positive se trouve dans la demande du jeune public. Il y a tellement de copies de copies de tas de chose, en tout cas en France, des catégories où chaque groupe fait exactement la même chose que le voisin à peu de chose près et c’est vrai que du coup certains groupes ancestraux ayant une démarche comme Pigalle qui mélange des styles aussi bien électrique qu’acoustique, des instruments ancestraux, modernes. Ca n’a jamais été tellement copié et du coup je pense qu’il y a aussi une demande de choses spécifiques et originales.

C&D: Justement comment vous trouvez ce monde musical en 2009 ? Peut-on parler de gommage des nuances ?
F. H.J.: Oui c’est cela parce que c’est une ‘cata’ mais ce n’est pas que de la faute des musiciens. C’est le marché lui-même qui fait que les maisons de disques demandent à quelqu’un qu’on trouve original d’arrondir les angles, de partir dans tel ou tel style. Et moralité ça fait un espèce de canevas qui est toujours un peu le même et puis du coup ça amène un retour aux ‘sectes’. On fait soit de la chanson française bien chanson bien gentille accordéon etc, ou on passe de nouveau à la copie du rock anglais ou américain. Alors qu’il y a quelques années il y avait des tentatives quelque fois maladroites de faire des choses plus originales.

C&D: Il y là-dedans des exceptions comme Emily Loizeau avec qui vous faites un duo ?
F. H.J.: Oui c’est un exemple. On peut très bien avoir un style chanson tout ce qu’il y a de plus chanson mais elle arrive justement à y mettre tout un univers à elle, une démarche spécifique et un style qui a une personnalité. Ce n’est pas un hasard si on l’a appelée car c’est tellement l’exception qui confirme la règle qu’on avait envie de faire quelque chose avec elle.

C&D: Si vous me parliez de cette effervescence des années 80-90 où naissaient des groupes comme Pigalle, Les Garçons Bouchers, la Mano-Negra, Bérurier Noir ?
F. H.J.: L’intérêt c’est qu’il y a eu vraiment une telle mise en conserve des styles musicaux en France avec très peu de groupes de rock français comme Téléphone ou Indochine qui faisaient du rock variété et le reste c’était toutes les références du rock américain. Je pense qu’il y avait un besoin du public sous-jacent qui a fait, ce ne sont pas que des groupes qui ont fait ça il y a aussi le monde associatif les fanzines qui ont participé. Ces groupes là qui avaient une démarche différente, il n’y avait pas de notion de style bien précis mais qui partaient de l’envie de bousculer les normes musicales. Je pense que c’est à la fois ce nombre de groupes qui étaient quand même tous différents et originaux et le fait qu’il y ait un besoin d’un public qui en avait marre des stéréotypes. C’est un espèce de cocktail à un moment qui a fait que ça a eu une telle importance rapidement.

C&D: Manu Chao avec qui vous avez bossé à l’époque vous aimez toujours ce qu’il fait ?
F. H.J.: Je suis pas fan total mais c’est l’artiste français le plus reconnu dans le monde et c’est déjà pas mal. Ce n’est pas du tout une copie pâle, il a toujours eu un style. Evidemment je le connais très bien, c’était vraiment un mec qui s’intéressait à la musique et à la création de façon directe. Disons qu’il est une exception malheureusement encore une fois. C’est la preuve que quelqu’un avec un style et reconnu en particulier en Amérique du Sud et en Espagne c’est super. Encore une fois c’est malheureusement un exemple isolé.

C&D: L’indépendance d’esprit ou de travail a un coût pour vous ?
F. H.J.: Le problème ne se pose pas en ces termes. Moi quand j’étais directeur artistique de Boucheries Production, on recevait plus de 1200 démos par an, donc je voyais ce qui se passait dans les caves et dans salle de répét’. Là on voyait plein de mouvement, quand on avait les moyens à l’époque de partir sur des bases différentes et de soutenir les groupes différents et parallèles. Donc là j’avais une image sonore de tout ce qui se passait en sous-sol. Je ne l’ai plus cette image là et c’est une chose que je regrette parce qu’il y avait de la créativité. Maintenant c’est impossible de savoir s’il y a vraiment beaucoup de créativité. Pour l’instant le problème c’est que même s’il y en a, il n’y a aucune possibilité de se faire connaître car on voit bien que tout le côté autoproduit n’arrive pas à bousculer les choses. Peut-être qu’elles vont changer. J’ai des rapports aussi bien avec les pontes des majors que des gens de terrain, personne ne sait vraiment ce qui va se passer dans un avenir proche. Et personne ne fait vraiment de pari à ce niveau.

C&D: Vous connaissez bien le public Belge ?
F. H.J.: Que ce soit avec Los Carayos, Pigalle ou Les Garçons Bouchers on est toujours venus. En général c’est un public assez ouvert. Après en France c’est souvent différent par région. En Belgique ça varie peut-être aussi, en plus il y a un côté français et l’autre flamand. Chanter en français ça ne touche qu’une partie du public. On a eu un soucis parce qu’on avait produit Stella et on été confrontés à cela. Ca a moins le côté bloqué par rapport aux étiquettes par exemple. Peut-être je me trompe mais j’ai l’impression que c’est moins bloqué qu’en France.

C&D: Si vous deviez résumer l’univers ou l’atmosphère de Pigalle ?
F. H.J.: Justement c’était toujours le problème parce que par exemple les disquaires ne savaient pas où mettre les disques. Pour moi l’étiquette la plus évidente c’est sans étiquette.

C&D: Sans parler d’étiquette, plus l’atmosphère ?
F. H.J.: Les textes sont des textes qui peuvent parler de choses de la vie quotidienne et en même temps partir sur des délires atemporels qui prennent leur référence sur la chanson réaliste et qui s’adresse aussi à des gens de tous âges. Côté musique on a envie justement qu’il n’y ai pas d’imitation musicale. On a aussi bien la java avec des guitares saturées que de la vielle médiévale avec du synthé et des séquences.

C&D: Il vous reste du temps pour le cinéma avec Pigalle ?
F. H.J.: Le cinéma est un peu comme la musique en ce moment, il est un peu malade. Il s’avère qu’il y a de l’argent pour les grosses productions populistes où ça marche et tout ce qui est subvention au niveau culturel c’est plus sur des films parlant des états d’âme des bobos cinquantenaires. Ce n’est pas tellement pour ce genre de film qu’on m’appelle. Il y a quand même différents projets qui j’espère vont se faire cette année et il y a toujours des surprises, la preuve on continue à tourner avec Pigalle.

C&D: Un succès comme les ch’tis vous inquiète j’ai lu ?
F. H.J.: Au niveau culturel et artistique il faut un côté rassurant pour que tant de gens y aillent. On se moque un petit peu, on se dit ‘ce n’est pas si loin de chez nous’. Pour moi la culture ce n’est pas ça, il faut que ça dérange un minimum. Ca n’a pas l’air un si mauvais film, mais c’est un arbre qui cache la forêt. On dit le cinéma français va bien mais toutes les boites de prod qui font des choses originales ferment les unes après les autres.

C&D: Le disque marche bien pour l’instant ?
F. H.J.: Pareil on était plutôt étonnés, on a passé largement la barre des 16000 ce qui n’est pas évident.

Propos recueillis par GABRIEL HAHN

Pigalle, en concert au Botanique le 11 février à 20h30, rens. 32(2) 218.37.32

Photo: © Pierre Terrasson

titreStaind again


Staind, groupe américain originaire de Springfield, est un collectif qui marche. Sa musique passe définitivement avant son image. Formé en 1995, Staind continue sa route avec son leader de toujours Aaron Lewis. Aujourd’hui, ils reviennent  avec The Illusion of Progress.

Leur précédent opus Chapter V  remonte à 2005. Trois ans que les fans attendaient ce sixième album. Tons post-grunge  toujours bien présents. Leur côté hard rock américain reste bien marqué. Ils prennent un malin plaisir à concocter des mélodies accaparantes. Aaron Lewis, le chanteur, séduit avec une expressivité dont lui seul a le secret. Il insuffle vie aux textes tout en jouant avec nos émotions. Sur ce point, Staind se rapproche du groupe de Nickel Back.

Le groupe souhaitait produire un album aux tons heavy. Pari réussi. Les guitares le démontrent. Riffs ravageurs. Le timbre de voix d’Aaron Lewis fait vibrer les cœurs. La rythmique est puissante. On trouvedans cet album  aussi bien des titres qui ont une vocation de singles tels « This Is It », « Believe » ou  « The Corner »,  que des tubes en puissance. En se penchant plus sur la track list, on pourrait reprocher quelques ressemblances entre deux morceaux. « Believe » et « Save Me » restent très proches côté refrains. Mais les bons moments prennent le dessus. « Pardon Me » s'inscrit comme un titre intense et captivant d'un bout à l'autre de la chanson. On se le passerait en boucle. Les trois dernières pistes de l’album, comme « Rainy Day Parade »,  lorgnent du côté de  chez Pearl Jam. Difficile non plus de ne pas apprécier le titre de clôture « Nothing Left To Say ». Si vous appréciez Nickel Back et Pearl Jam, The Illusion of Progress ne devrait pas vous laisser de marbre.


AMANDINE DETOURNAY

The Illusion of Progress, Staind
19€50
Photo © http://community.staind.com/photo?page=17

titreGary Moore, More, More


Avec son dernier album,  Bad For You Baby, le 32e album en 35 ans de carière, Gary Moore signe son retour. Auteur de grands airs, « Walking Parisienne », « Still Got the Blues », « Walking by Myself », le roi du blues Gary Moore poursuit sa série d'albums blues rock commencée sur Eagle. Il démarre sur les chapeaux de roues avec le titre éponyme de l’album. Le chanteur nord-irlandais mélange compositions originales et classiques du blues revisités. Il enchaîne avec un « Mojo Boogie » très rock. Gary Moore réaffirme ainsi son exceptionnel talent de guitariste. « Someday Baby » permet d'aborder le blues comme une musique vivante. « Preacher Man », titre plus blues avec une pointe d'harmonica, clôt avec réussite l’opus.

Gary Moore, actuellement en tournée pour encore émouvoir avec ses célèbres et inimitables solos de guitare. Malheureusement, aucune date de concert n’est prévue en Belgique. Pour les fans les plus assidus, il jouera à l’Olympia à Paris, le 10 novembre prochain.

AMANDINE DETOURNAY


Gary Moore, Bad for you baby  
16€99
Photo © http://www.gary-moore.com


titreBlack Symphony est dans les bacs


Depuis le 22 septembre dernier, on trouve dans les bacs le sixième opus du groupe hollandais de métal gothique, Within Temptation. Après Enter, The Dance, Mother Earth, The Silent Force, The Heart of Everything, voici Black Symphony.

Ce coffret est composé de deux DVDs et deux CDs. Il permet aux adeptes de découvrir le concert donné à l’Ahoy, immense salle à Rotterdam. Within Temptation s’y est produit le 7 février dernier  avec le Metropole Orchestra. Un spectacle live grandiose qui a réuni 10.000 fans autour du plus grand évènement de l’année comme annoncé au début du DVD.

Ils démarrent avec des jets de flamme et « Jillian (I’d give you my heart) ». Morceau également extrait de la bande originale du film Serenity, sorti en octobre 2005. Within Temptation enchaîne directement avec « The Howling » et « Stand my ground ». Le groupe a fait appel à des artistes d’Outre-Rhin. A commencer par Keith Caputo sur le morceau  très rock « What have you done? ». Ensuite, Sharon den Adel, la chanteuse du groupe, est accompagnée par Anneke van Giersbergen sur le titre tout en douceur « Somewhere ». On peut découvrir ainsi une superbe combinaison de styles et de timbres de voix. Enfin, « The Other Half (Of Me) » avec la voix enrouée de George Oosthoek met tout le monde d’accord sur le penchant gothic metal de Within Temptation. Il n’a bien sûr pas oublié les titres qui l’ont fait connaître chez nous « Memories », « Our Solemn Hour », « Mother Earth » et « Angels ». Les adeptes de Final Fantaisy VII apprécieront l’interprétation de « The Truth beneath the Rose », qui figure sur la bande originale du jeu. Within Temptation termine avec son désormais incontournable « Ice Queen » sous une pluie de neige. Un final comme le groupe sait le faire, énorme !

Présent également sur le DVD, le making-of et le backstage du concert. Ce coffret ne serait pas complet sans un documentaire retraçant leurs dix ans de carrière dans le monde du heavy metal. Et comme un concert peut en cacher un autre, on trouve un résumé en 12 titres de leur performance à Eindhoven. Les clips vidéo et le making-of de leur dernier album The Heart Of Everything ainsi que diverses vidéos concernant leurs récompenses, un reportage sur d'autres concerts. Un spécial « On-the-road », clips réalisés par la chanteuse et Robert Westerholt et une galerie photo viennent compléter les 470 minutes de vidéo. Laissez-vous tenter…


AMANDINE DETOURNAY


Black Symphony, Within Temptation et The Metropole Orchestra

26€90

Photo © www.within-temptation.com


titreDiscovering Cintia Rodriguez



Cintia Rodriguez, born in Rio de Janeiro, loves to taste life from both ends, as most persons, who are born under the astrological sign of Libra, do. Like most persons, who exceed themselves in what they do, she started to sing at a very early age (8 years old) in the choir of the church, that she attended regularly with her family, her sisters, her brothers, her (late) father João Alves Rodriguez and her mother, singer Irene Galvão Rodriguez. At the age of 9 she started swimming and during the following 4 years she won several medals at the Gissoni College in Rio de Janeiro.

Cintia, who loved to dance, decided to take classes of Jazz and Aerobics, and in addition attended English language courses. Looking back at her childhood, she can only say: "It was marvellous, it couldn’t have been better". She was quite protected by her parents, but she was always put on the right tracks on the good advice of her parents: "Thank You". It was her, who always made people laugh with her buffooneries and up until today she excels in this “hobby”.  Notwithstanding the modest life that the family lead, her parents have always done their utmost do give their children the best they could, as a university education.

As she loved dancing and singing so much, she remained training for hours and hours and dedicated herself a lot to her studies. And this lasted until she left Brazil to continue her studies in Europe, where she lives for 19 years now, and where she pursues her career as a dancer, an actress and a singer.

Cintia, dancer:

Cíntia Rodriguez takes her activities as a dancer, a singer and an actress very seriously ; her career took off in Europe with Banda Mágica, and after several years she has had the opportunity to work on numerous occasions for various TV channels, as in the RTL Late-Night TV- Show hosted by Thomas Koschwitz. In the Harald Schmidt Show, where she performed during several months with her own group Brasil Fantasy, in the TV Total Show hosted by Stefan Raab and with Los del Rios with their hit Macarena. As a main dancer she accompanied Lou Bega with his Mambo Nr.5 hit on his world tour, on all national and international TV shows and collaborated with him in two of his video clips.

Cintia, actress:

She started as an actress at age 15 (with her mother) while making TV commercials for spectacles and swimming pools : she loved being in front of the camera, a place where she feels very much at ease even today. In Europe she proved her talents as actress successfully video clips of Lou Bega, of Thomas D from the Fantastischen Vier and of Die Doofen.

Cíntia, business woman:

After a pause in her career she founded her own agency “Future Entertainment” where she dedicated herself during several years to the entertainment industry. Thanks to her large experience in the field, she was able to assist her customers successfully with the design, the organisation and the implementation of various events.

Cintia, singer:

As of her first years of childhood, she knew that she loved singing, but it was not before her encounter with Domingo Santana (singer and composer) that her talent was revealed at age 14 during her first appearance before a live audience. Numerous appearances in clubs and piano bars followed. When she left Brazil and arrived in Germany, she started off as a dancer and singer with Banda Mágica and other groups, followed after a couple of years as a member of Banda Confetti and Banda Brasil Corcovado.

Her career got off in a higher gear with singer Lou Bega, and thereafter she continued as a back-vocal singer for big national and international artists such as Stefan Raab, Anastacia, Lara Fabian and Amanda Marshall. She pursues her solo career as a representative of Brazilian music and continues to “bewitch” her audience with her beautiful and dynamic voice.

In 2008, She comes back with her solo album Arco Iris (rainbow) produced by Bai Kamara Jr with special guest Toots Thielemans. This album is an eclectic album with many colours. Pop, Funk, Blues, Samba, Reggae, with these songs that she composes, she wants to give everyone her Brazil feeling.

Cintia, composer:

In her music she expresses, from the depths of her heart, her feelings, her ideas, her dreams and her reality. With her peacefulness and her great joy she succeeds, in a very intensive way, to implicate her audience in her musical world. Likewise she participates in the arrangements of certain songs and for her concerts she constitutes her own repertoire, on rare occasions with help of her band.

Cintia, citizen:

She dedicated numerous years to the assistance and visits to homes for elderly people, now she does the same for children suffering from cancer. By singing to them, Cintia feels the joy of these children as well as their smiles. "It is clear that I can not take away their pain, nor that I can fully heal them, but being in their neighbourhood, and to feel what music does to them, these are unforgettable moments. Every instant that I can live this, is not only a gift to them, but also for me" She also fights against hunger, maltreatment and sexual abuse of/against Brazilian children.

She supports Close The Gap (www.closethegap.be) which is an international non-profit organization, that actively helps to bridge the digital divide that exists between the West and developing countries. This is achieved by lengthening the life-span of Western IT equipment, which is replaced at an ever-increasing rate, even though it is still more than compatible for current use. Through the use of this IT equipment people in Sub-Saharan Africa, in parts of Asia and South-America get the possibility to acquire knowledge, which is the main driver for economical and social progress. Cintia has had the opportunity to visit the opening of such a project in Tanzania in August 2006 at the Mwereni School in Moshi, where a computer classroom for the blind and visually impaired had been opened with 30 PC’s. She was appointed Ambassador of the school.

This year she will supervise a similar project for street children in Brazil where three more classrooms in São Paulo, Rio de Janeiro and Salvador/Bahia will be inaugurated.

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